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* Attention : il ne s'agit pas de titres de numéros à venir et rien ne garantit que de ces thèmes aboutissent un jour à des numéros. -

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111 - Tragédies Africaines
(quatrième trimestre 2003)

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Géopolitique des tragédies africaines

Yves Lacoste

L’Afrique dont il est question est surtout celle qui s’étend au sud du Sahara, ce que l’on appelle l’Afrique tropicale ou plus couramment l’Afrique noire. C’est grosso modo les deux-tiers de la superficie du continent et près des trois quarts de sa population. Depuis des décennies, les media en évoquent la « pauvreté chronique » scandée périodiquement dans de nombreuses régions par la famine. Mais depuis une dizaine d’années, depuis précisément le grand génocide perpétré en 1994 au Rwanda, à cette image de l’Afrique, partie la plus défavorisée ou la plus « en retard » du Tiers-Monde, se superposent les récits de nombreuses atrocités qui font chaque année des dizaines de milliers de victimes. Ces tragédies se répercutent d’un pays à l’autre, sans que les enjeux et les protagonistes puissent en être clairement perçus. Ce sont ce que l’on appelle couramment des « conflits ethniques » qui éclatent localement dans la plupart des pays d’Afrique noire entre des peuples voisins dont les caractéristiques ethniques sont plus ou moins différentes.

Un grand nombre de ces conflits sont plus ou moins sporadiques et durent quelques jours ou quelques semaines, comme c’est le cas à maintes reprises dans diverses régions du Nigeria par exemple, avant que l’armée ne vienne s’interposer. En revanche en Afrique de l’Est aux abords des grands lacs, au Soudan, en Somalie, au Congo, mais aussi en Afrique de l’ouest au Libéria, en Sierra Leone, il s’agit de conflits bien plus graves qui durent depuis plusieurs années. Ils ont fait plusieurs millions de morts. Dans ces différents cas, il s’agit tout d’abord de conflits internes, entre des populations plus ou moins voisines qui sont parfois imbriquées les unes aux autres, comme au Rwanda les Tutsis et les Hutus. Mais ces conflits internes donnent lieu aux interventions des armées d’Etats voisins, comme ce fut (et c’est encore) le cas au Congo-Kinshasa où des troupes du Rwanda, d’Ouganda, du Zimbabwe et d’Angola ont pénétré, sur près de 2000 km, depuis les frontières jusqu’à la capitale pour participer aux conflits internes (Hérodote, n°86-87).

En Côte d’Ivoire qui était jusqu’alors un pays relativement calme et prospère, le conflit qui a éclaté il y a un an (septembre 2003) est-il du même type ? Désormais le Nord s’oppose au Sud, mais ces deux moitiés du pays sont heureusement séparées par un cordon de troupes françaises. Parmi les Etats voisins, le Burkina Fasso est accusé de soutenir les rebelles et la sécession nordiste. Cependant, en Côte d’Ivoire, il ne s’agit manifestement pas, du moins pour le moment, d’antagonismes ethniques, car dans chacune de ces deux grandes parties du pays, les populations sont fort diverses et dans le conflit actuel la répartition des forces en présence n’est pas simple :ainsi les Baoulés qui forment autour de Bouaké le groupe ethnique le plus important, celui qui a longtemps dirigé le pays (le Président Houphouet Boigny était baoulé) se trouve dans la partie nord considérée comme sécessionniste. De surcroît, la crise ivoirienne a éclaté dans le contexte de la campagne sur « l’ivoirité » menée par certains partis politiques qui prétendent exclure les très nombreux immigrés (notamment Burkinabe) venus depuis des décennies sont venus travailler dans le sud de la Côte d’Ivoire où ils forment une grande partie de la population. Ainsi le Président Laurent Gbagbo (du groupe Bété) compte autant d’adversaires au Sud qu’au Nord. Les « accords de Marcoussis » (Janvier 2003) négociés par la France (en raison des accords de coopération) ont décidé d’un « gouvernement d’union » mais celui-ci n’est pas encore mis en place et le pays reste coupé en deux.

La situation géopolitique en Côte d’Ivoire est donc complexe et fort heureusement (grâce à l’intervention française) le conflit n’a pas encore tourné à la tragédie. Dans les nombreux pays africains où un conflit interne a tourné au drame et même, comme au Rwanda, au génocide, la situation particulière de chacun d’eux est elle aussi complexe et elle mérite une analyse spécifique. Mais pour essayer de comprendre les causes de cette série de conflits internes qui s’enveniment ensuite avec les interventions de forces étrangères, il faut envisager cet ensemble de cas à un degré plus poussé d’abstraction, c’est à dire en dégageant certaines de leurs caractéristiques communes.

Ces conflits internes qu’à tort ou à raison l’on appelle ethniques apparaissent comme relativement nouveaux, dans la mesure où il est difficile d’y saisir le jeu de forces géopolitiques d’envergure internationale. Ils apparaissent différents des luttes qui se sont déroulées en Afrique tropicale il y a trente ou quarante ans. Leurs enjeux paraissaient alors assez clairs : il s’agissait d’abord de luttes pour l’indépendance comme en Angola, au Mozambique ou en Guinée-Bissau. En effet, à la différence des colonies françaises et anglaises d’Afrique tropicale, qui ont accédé sans drame à l’indépendance , les colonies portugaises ont connu depuis les années soixante et jusqu’en 1975 de très durs combats.Les colonisateurs surent alors dresser des peuples autochtones les uns contre les autres et recruter nombre de soldats chez les Ovimbundus (39% de la population d’Angola) .Après le départ des Portugais ,ces conflits internes furent entretenus (notamment par les champions sud -africains de l’apartheid ) pour y combattre des régimes plus ou moins marxistes et soutenus par l’URSS. Il en fut de même dans le nord-est de l’Afrique où la rivalité des Etats-Unis et de l’Union soviétique permettait alors d’expliquer les conflits entre les différentes populations éthiopiennes. Il en est resté des séquelles ,après la disparition de l’URSS et il y eut même des renversements d’alliances , les Américains soutenant paradoxalement des forces ultra-marxistes (Front populaire de libération du Tigré) pour combattre le gouvernement soutenu par l’URSS.

En Afrique de l’Ouest, la fameuse guerre du Biafra qui de 1967 à 1970 opposa les Ibos au gouvernement du Nigéria eut pour logique une tentative de sécession pour se réserver les gisements de pétrole que l’on venait de découvrir dans le delta du Niger, mais elle profita de la concurrence entre grandes compagnies internationales. Depuis les années1980, les tensions internes au Nigeria peuvent être pour une grande part expliquées par un mouvement géopolitique d’envergure mondiale : la poussée de partis islamiques.Au Nigeria ils s’appuient sur la masse des musulmans du nord pour imposer la charia aux populations du sud qui sont par ailleurs plus ou moins rivales les unes des autres [Hérodote n° 106]. Et l’on peut considérer qu’il en est de même au Soudan depuis les années soixante et surtout les années quatre-vingt. Malgré leur lutte contre la poussée des musulmans du Nord-Soudan pour leur imposer l’islam, les populations noires du sud ne forment pas un front commun et les rivalités ethniques les opposent les unes aux autres (les Dinkas plus nombreux contre les Nuers).

Ce qui est nouveau depuis une dizaine d’années, grosso modo depuis le génocide du Rwanda, c’est que les conflits qui se déroulent dans de nombreux Etats africains ne peuvent plus être expliqués par des causes géopolitiques de grande envergure comme la « guerre froide ».Celle-ci n’existe plus et le grand phénomène actuel qu’est la poussée islamiste n’exerce pas encore dans nombre de pays africains. .Ainsi il n’y a guère de musulmans au Congo et autour des grands lacs où depuis plusieurs années les tragédies ont été pourtant les plus graves. En Angola, la rébellion de l’UNITA qui profitait des soutiens américains et des Blancs d’Afrique du sud contre un gouvernement marxiste, s’est maintenue dix ans après la fin de la guerre froide et celle de l’apartheid. L’UNITA s’appuyait en effet sur les Ovimbundus dont les conflits avec leurs voisins étaient fort anciens.

Qu’ils soient des séquelles des guerres coloniales qu’ils se combinent ou non avec la poussée islamiste, les conflits que connaissent les Etats d’Afrique noire sont d’abord des conflits internes : s’ils se propagent dans des Etats voisins, ils apparaissent d’abord dans le cadre d’un Etat et se déroulent entre des forces locales ou régionales qui correspondent pour la plupart à des groupes dont les particularités ethniques sont plus ou moins marquées. D’où l’expression de conflits ethniques qui est de plus en plus employée dans les media européens ou américains .

Cependant la plupart des hommes politiques africains et nombre d’ « africanistes » européens, chercheurs en sciences sociales récusent cette idée de « conflits ethniques ». Ils la considèrent comme une expression médiatique sans fondement scientifique et ils estiment qu’il s’agit en vérité de conflits violents entre des forces politiques, comme l’Europe en a longtemps connus. Ainsi au Rwanda, selon certains spécialistes très attachés à défendre l’image de l’Afrique, le conflit ne se serait pas véritablement déroulé entre Hutus et Tutsis, puisque lors du génocide de 1994, des Hutus dits « modérés » ont été comme les Tutsis victimes des massacres. Ils n’en reste pas moins que les organisateurs hutus de ce génocide ont poussé le peuple hutu contre des « féodaux » tutsis.

Ce serait la « mondialisation » qui serait la véritable cause de la multiplication depuis quelques années en Afrique de ces conflits internes qu’il ne faudrait pas appeler ethniques.C’est du moins l’opinion de la plupart d’hommes politiques africains et celle-ci trouve en Europe un large écho dans l’opinion anti-mondialiste (ou alter-mondialiste comme on dit aujourd’hui). Certes la « libéralisation » (ou la privatisation) des échanges a réduit les moyens financiers de nombre d’Etats qui contrôlaient jusqu’alors l’exportation des produits agricoles et qui n’ont plus de quoi payer leurs fonctionnaires et leurs militaires. Mais cet affaiblissement des appareils d’Etat ne suffit pas à expliquer la multiplication des conflits internes dans un grand nombre de pays africains. Ces conflits ne sont pas aussi nombreux, ni aussi graves dans la plupart des pays du Tiers-Monde qui subissent pourtant eux -aussi les effets de la mondialisation.

Il faut tenir compte de l’extrême diversité ethnique et tout particulièrement linguistique de l’Afrique tropicale (on y parlerait plus de 2000 langues) et surtout que dans cette partie du monde, la traite des esclaves a fonctionné durant des siècles jusqu’à la fin du XIXe siècle. Non seulement celle-ci a sans doute empêché l’unification linguistique de chaque grande aire de pouvoir (on capture et on vend ceux qui parle une autre langue que celle de l’ethnie dominante), mais elle a laissé entre les groupes ethniques de très graves contentieux historiques : ce sont en effet des royaumes guerriers africains qui allaient capturer des esclaves chez d’autres peuples pour les vendre à des commerçants arabes ou à des négriers européens, mais aussi à d’autres africains. En effet la traite des esclaves, après son interdiction par les puissances européennes (Congrès de Vienne 1815) a néanmoins perduré entre Africains jusqu’à la fin du XIXe siècle. Entre les peuples victimes de la traite et ceux qui la pratiquaient, se sont établis des murs d’incompréhension qui ont empêché dans la plupart des Etats africains, le développement d’un sentiment national, ce qui handicape grandement les progrès de la démocratie et les efforts de développement (Hérodote, n° 106).

Nombre d’intellectuels africains préfèrent passer sous silence les conséquences géopolitiques actuelles de la traite des esclaves et sous-estimer la gravité des antagonismes ethniques qui en résultent encore aujourd’hui. Des ethnologues européens comme Jean-Loup Amselle ont mené des analyses historiques approfondies pour montrer que les ethnies ne sont pas des données séculaires et qu’elles ont été définies et délimités par les autorités coloniales. Du coup certains se sont empressés de conclure qu’elles étaient illusoires ou fictives et qu’il ne fallait pas les prendre en compte. Ce sont en vérité des représentations géopolitiques qui, comme les idées nationales, se sont constituées au cours de l’histoire dans des luttes et des relations d’influence et qui peuvent se cristalliser, s’estomper, se fondre et continuer d’évoluer. L’importance que j’accorde aux rivalités ethniques, héritages de la traite des esclaves, n’implique pas qu’elles ne puissent évoluer, s’aggraver ou s’atténuer dans l’avenir.

On peut constater que depuis une quinzaine d’années, les conflits ethniques ont tendance à se multiplier et à s’aggraver, bien que s’estompent les séquelles des guerres coloniales et des rivalités de la guerre froide qui dans certains pays avaient pu les attiser. Dans la plupart des Etats africains, on ne parlait guère de rivalités ethniques durant les vingt ans qui ont suivi leur indépendance. Leur multiplication me paraît pouvoir être expliquée dans une grande mesure par la croissance démographique des différents groupes ethniques et par la nécessité pour chacun d’eux d’étendre les terres qu’ils cultivent, pour pallier les effets de l’érosion des sols. Une telle rivalité pour les terres cultivables se déroule actuellement dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Au Rwanda, l’exacerbation du conflit entre les Hutus et les Tutsis résulte, pour une part, de la lutte pour la terre dans un petit pays dont la densité de peuplement est devenue considérable (300 habitants au km2).

On sait que l’Afrique noire subit le plus lourdement que d’autres parties du Tiers-Monde les contraintes du milieu tropical, surtout parce que les productions agricoles se font principalement sur les sols latéritiques pauvres et fragiles, alors qu’en Asie tropicale, ce sont les sols beaucoup plus fertiles des vallées alluviales qui ont pu être mis culture intensivement, grâce de considérables travaux hydrauliques réalisés depuis des siècles par les peuples et les Etats. En Afrique tropicale, la plupart des grandes vallées qui pourraient de nos jours être intensivement mis en valeur avec l’aide internationale, sont encore plus ou moins désertes pour des raisons géopolitiques .Aussi hors des vallées, les différents groupes ethniques qui pratiquent des cultures dont les rendements déclinent, s’efforcent-ils d’étendre leurs territoires au détriment des groupes voisins.

L’accentuation et la multiplication des rivalités ethniques me paraît aussi résulter de facteurs spécifiquement politiques. On sait que dans de nombreux Etats africains, depuis leur indépendance, le pouvoir a été exercé par des hommes politiques qui chacun ont su s’appuyer sur le groupe ethnique dont il était issu. De petits peuples au sein desquels les autorités coloniales avaient recruté de nombreux soldats, ont conservé cette spécialisation militaire et sont la base du pouvoir et à la solde de nombreux généraux -présidents protégés par les politiques françaises de coopération. L’usure de ces régimes dictatoriaux et de parti unique, l’écho des scandales provoqués par leur collusion par exemple avec de grandes firmes pétrolières ont conduit les grandes puissances a favoriser la mise en place de régime plus démocratique et tout d’abord d’un système pluri - partiste. Mais les leaders des nouveaux partis, bien qu’ils aient fait leurs études dans des universités européennes ou américaines, se sont chacun plus ou moins appuyés sur le groupe ethnique dont leur famille est issue. Aussi les revendications ethniques sont-elles aujourd’hui plus que jamais proclamées.

On pourrait donc en conclure que poussés par la croissance démographique et les nouvelles rivalités politiciennes, les conflits ethniques vont sans doute s’accentuer. Cela n’est pourtant pas inéluctable et à mon avis le grand exemple de l’Afrique du Sud mérite qu’on lui accorde la plus grande attention. En effet les antagonismes ethniques y étaient très forts au sein de la population noire, non seulement parce qu’avant la conquête européenne des guerres avaient été terribles entre peuples africains au XIXe siècle pour capturer des esclaves (Chaka, le Napoléon zoulou), mais aussi parce que la stratégie géopolitique de l’apartheid visait à attiser les conflits territoriaux entre les différents peuples noirs. C’est en Afrique du sud que les conflits ethniques auraient du être les plus terribles, non seulement entre noirs et blancs, mais aussi et surtout entre noirs.

Or le scenario catastrophe que l’on pouvait faire dans les années quatre-vingt ne s’est pas produit. Cela tient à la clairvoyance et à la sagesse de l’ANC, l’African National Congress, qui, conseillé par les membres (blancs pour la plupart) du Parti communiste sud-africain, a systématiquement refusé tout antagonisme sur une base ethnique ou raciale, pour s’opposer au système raciste des théoriciens de l’apartheid et à leur stratégie de division de la population noire. Durant les années 1980, les Zoulous (8 millions de personnes) qui forment le peuple plus important d’Afrique du sud étaient appelés par leur roi Buthélézi et son parti l’Inkatha à jouer la carte d’un Etat zoulou sous protectorat blanc. Mais nombre de Zoulous, et pas seulement ceux qui étaient allés travailler dans les usines et les mines de l’agglomération de Johannesburg, refusèrent cette solution et se rallièrent à l’ANC et à Nelson Mandela (qui est pourtant prince Xhosa) pour participer à la lutte globale contre l’apartheid. Dans cette lutte, le rôle des intellectuels contre les divisions ethniques a été considérable.

L’Afrique du sud a donc alors échappé à une tragédie qui était autant programmée qu’annoncée [Hérodote, 82-83]. Mais dans ce grand pays, tout n’est pas pour autant réglé et les contradictions s’y développent au fur et à mesure que l’on s’éloigne de ce miracle que fut l’indépendance et la fin de l’apartheid. En plus des nombreuses tragédies géopolitiques qui viennent de se produire ou qui menacent en Afrique, le SIDA apparaît aujourd’hui comme une tragédie encore plus redoutable, bien qu’elle soit silencieuse. Paradoxalement l’Afrique du Sud est un des pays les plus gravement touché et celui où ce fléau a été, jusqu’à ces derniers temps le plus volontairement sous-estimé par ses nouveaux dirigeants, successeurs de Nelson Mandela.

Bibliographie

- Guy NICOLAS, « Géopolitique et religions au Nigeria », Hérodote, n° 106, Religion et géopolitique.

- Hérodote, n° 46, Géopolitique en Afrique, 4e trimestre 1987.

- Hérodote, n° 82-83, La Nouvelle Afrique du Sud, Paris, 3e-4e trimestres 1996.

- Hérodote, n°86-87, Géopolitique d’une Afrique médiane, 3e-4e trimestres 1997.

 

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