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* Attention : il ne s'agit pas de titres de numéros à venir et rien ne garantit que de ces thèmes aboutissent un jour à des numéros. -

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139 — Géopolitique du Pakistan
(quatrième trimestre 2010)

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Le paradigme pakistanais

Jean-Luc Racine

Résumé :

Le syndrome de la partition de 1947 et les multiples guerres qui ont opposé l’Inde au Pakistan continuent de définir le paradigme stratégique pakistanais, qui s’est encore renforcé avec le soutien apporté aux moudjahidines afghans dans les années 1980 et l’insurrection au Cachemire indien dans les années 1990. La stratégie d’instrumentalisation des mouvements islamistes armés au service de la politique régionale a toutefois un prix. Après le 11 Septembre, le général Musharraf modifie la ligne officielle, tant vis-à-vis des talibans que des jihadistes opérant au Cachemire. Même si sa pratique est pour le moins ambiguë, c’en est trop pour une partie des radicaux, qui se retournent contre le pouvoir d’État, qui doit alors faire face à des insurrections en pays pachtoune, et à la montée du terrorisme urbain, aggravé par les conflits entre sunnites et chiites, les tensions ethniques et les difficultés économiques. Mais l’armée, État dans l’État, maintient le paradigme : l’Inde est présentée comme plus menaçante que les troubles internes, d’autant que les aléas de la politique « AfPak » du président Obama ouvrent au Pakistan de nouveaux horizons en Afghanistan.

Abstract : The Pakistani Paradigm

The Partition syndrome and the four wars fought against India since 1947 are still defining Pakistan’s strategic paradigm, strengthened by the support provided to the Afghan mujahideen in the 80s and by the Kashmir’s insurgency in the 90s. However, the instrumentaliztion of Islamist radical militias has a cost. After 9/11, general Musharraf redefined the official line regarding Afghan talibans as well as jihadists operating in Kashmir. Despite the ambiguities of his policies, the shift is not acceptable for a section of the radicals, who turn against the State, who has to face insurgencies in Pashtun areas, urban terrorism, sectarian conflicts between Sunnis and Shias, ethnic tensions, and economic slowdown. However, the all powerful Army, a State within the State, sticks to the paradigm : India is depicted as a greater threat than Pakistan talibans and Punjabi extremist. A position comforted by the limitations of the U.S. AfPak policy, which finally offers to Pakistan new perspectives in Afghanistan.

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